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Ecoutez l’interview de ma co-éditrice de talent, Marjolaine Koch, sur la radio Suisse RTN, car elle sera trop timide pour le poster elle-même ici.

Et un grand bonjour à nos amis d’outre-lac Léman qui viennent nous voir suite à l’émission.

Source: émission du 03.11.2008.

A Londres, vous le savez certainement, il y a une ville dans la ville : the City. Une ville qui dispose de son propre maire, de sa propre mairie, et de sa propre sécurité. Et accessoirement, qui empoche un butin impressionnant, étant donné que sa superficie abrite majoritairement des bureaux, donc des entreprises, donc des impôts qui vont avec.

Bref, cette mine d’or, à peine plus grande que Monaco (2,4km², soit 1 square mile -le “Square mile”, c’est d’ailleurs son petit surnom), a sa propre mairie. Un bâtiment qui date de 1411, et qui a miraculeusement survécu au grand incendie de 1666 et (presqu’entièrement) au Blitzkrieg.

Franchement, la place vaut le détour. Les bâtiments qui la composent sont imposants. Et puis il y a l’histoire qui l’accompagne.

Pour crâner, par exemple, vous pourrez expliquer qu’on l’appelle le “Guildhall” parce qu’à l’époque médiévale, des centaines de guildes étaient établies dans la City of London (vous savez, ces corporations de professions). Il y avait par exemple la guilde des poissonniers, la guilde des orfèvres ou la guilde des cireurs de pompe (euh, non, des cordonniers). Et bien, c’est ici qu’ils venaient s’acquitter de leurs impôts. Et même qu’aujourd’hui, il existe encore des guildes très puissantes (celle des orfèvres par exemple).

Bref, vous voilà équipé de l’attirail digne d’un étaleur-de-confiture-comme-on-le-fait-de-son-(in)culture.

Ah, une dernière chose : il y a aussi le Guildhall Art Gallery sur cette place, qui propose des peintures ma foi plutôt variées et intéressantes.

C’est

J’aime bien la science. Elle nous a donné des trucs vachement sympa comme les chauffe-serviettes, par exemple. Qu’y a-t-il de meilleur, sur cette planète, que la sensation ouatée d’un peignoir chaud sur sa peau, après une douche, surtout en ce moment, alors que le tracas des equinoxes nous impose la tombée de la nuit dès l’heure du goûter? Ah, tiens, les équinoxes, encore une chose que la science a su très bien expliquer d’ailleurs. Eh oui, la science est partout, mais si vous passez à Londres, elle est surtout au Science Museum.

Un chouette endroit, drôlement bien fait, ou petits et grands trouveront tous leur compte. Le problème est que, comme pour les autres musées du coin, il y aurait de quoi y passer 2 semaines dans ces étages sans fins. Et encore, sans essayer les 3 cafés et restaurants que compte le lieu !

Le rez de chaussée est une sorte d’hommage aux inventions de l’ère moderne, à commencer par les machines à vapeur, jusqu’aux ordinateurs, en passant par les engins spatiaux (avec l’inrattable module de commande d’apollo 10, et le module lunaire, grandeur nature). Le troisième étage est rempli de simulateurs dignes du futuroscope.

Les deux derniers sont dédié à la biologie et à la médecine. D’ailleurs, ils sont souvent vides, le troisième étage attirant inexorablement les foules, et se ballader dans des couloirs desertés, au milieu des scènes figées de salle d’opération, est assez… hum, intriguant en fait!

Ces jours-ci, Canary-Wharf-l’arrogante vient d’apprendre l’humilité à coups de krachs dans le footsie. Elle en deviendrait presque fréquentable.

Mais c’est pas une raison pour aller se moquer des bankers désespérés.

"adieu monde cruel..."

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